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Les habitants de la ruche sont :
les
abeilles (aussi appelées ouvrières) qui travaillent
pour la colonie.
la reine qui est la mère de toutes les abeilles et passe sa vie à pondre
des oeufs. Elle ne sort de la ruche que pour s’accoupler lors du
vol nuptial, ou bien si elle forme un essaim avec une moitié de
la colonie.
les mâles ou faux bourdons, maris de la reine.
Les
métiers de l’abeille
L’abeille fait plusieurs métiers au fil de sa vie. Elle
est d’abord nourrice, puis elle fabrique la cire et nettoie.
Ensuite elle devient gardienne et enfin butineuse quand elle sort
visiter les
fleurs.
La nourriture de l’abeille
L’abeille prend sur les fleurs le pollen et le nectar. Le pollen
est la nourriture des jeunes abeilles. Le nectar qui est le jus sucré produit
par les fleurs est pompé par l’abeille pour devenir
du miel.
L’abeille engrange le miel pour les périodes froides
ou sans fleurs.
Les
ennemis de l’abeille
Le
pic-vert pendant les mois d’hiver, l’ours dans les pays
froids, les papillons de nuit, l’homme parfois...
Le langage
des abeilles
Les
abeilles se donnent des explications en dansant. La forme de
leur danse permet
d’expliquer la position des fleurs par rapport à la
ruche. Elles émettent aussi des bruissements différents
avec leurs ailes, ou se transmettent des odeurs.
Danse, bruissement et odeurs sont les trois modes de communication, mais des
informations sont aussi transmises par les antennes.
Une
société organisée
U
ne
ruche compte une population d’environ 50 000 abeilles.
La durée de vie des abeilles n’est que de six à huit
semaines en pleine saison de butinage. Elle atteint plusieurs mois en
hiver, lorsque la colonie vit au repos en raison de l’abaissement
des températures et de l’absence de fleurs.
A l’intérieur de la ruche chaque abeille a un rôle défini
en fonction de son âge.
Le plus vieux dessert du monde
Le
miel peut être considéré comme le plus vieux
dessert du monde. Les abeilles sont l’un des êtres vivants
les plus anciens sur terre. Des fossiles trémoignent de leur présence,
voilà 40 millions d’années. Lors des changements
climatiques les abeilles ont parfois reculé, mais elles ont survécu
et su s’adapter.
Pendant longtemps la récolte du miel ne fut pour les hommes qu’une
chasse périlleuse. Mais très tôt, dès la préhistoire
les hommes ont fait appel à la fumée pour apaiser les abeilles.
L’apiculture reste à mi-chemin entre la cueillette et l’élevage,
jusqu’au XIXème siècle. Ce n’est qu’à cette époque
que l’on commence à bien comprendre l’organisation de la
ruche et à favoriser son développement, grâce à de
nouveaux modèles de ruches. A la fin du XIXème siècle
l’extraction du miel commence à se faire grâce à la
force centrifuge, et non plus par pressage.
Le miel du Gâtinais s’est affirmé très tôt
comme l’un des plus réputés en France. Les rois
de France qui aimaient venir dans le Gâtinais lui ont donné ses premières
lettres de noblesse. Puis au XIXème siècle les avancées
techniques des apiculteurs du Gâtinais ont contribué à la
production d’un miel de grande qualité.
On a alors commencé à parler des miels surfins du
Gâtinais, généralement les mieux payés
du marché. Il s’agissait alors d’un miel à dominante
de sainfoin et de trèfle incarnat. Aujourd’hui la flore a changé et
le sainfoin est devenu rare. Mais le terroir demeure et le Gâtinais continue
de produire des miels très recherchés, en particulier pour
leur douceur et leur finesse.
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